Ad Alta

23 logement locatifs sociaux

Bouguenais, Loire Atlantique 

Chantier en cours - livraison 2021

TACT ARCHITECTES

Nous pensons que le projet doit donner forme à une urbanité qui soit durable sans être immuable.

Nous aimons envisager l'architecture comme un jardin. Le jardin parce qu'il se constitue peu à peu,

par mouvements et par fragments, se rejoue sans cesse et invite à prendre soin des lieux dans

lesquels nous vivons. Les jardins et notamment ceux du tiers paysage dont parle Gilles Clément nous donnent à souligner l'importance des écosystèmes, l'impossibilité de penser séparément les organismes vivants et le milieu dont ils dépendent.

 

Notre culture du projet, forgée sur de nombreuses opérations de restructurations 1 extensions,

envisage le projet non plus comme un temps fini mais bien comme un temps intermédiaire capable

demain d'accueillir autre chose. Cette approche nous amène à concevoir des « espaces capables »,

supports d'appropriations futures.

 

L'architecture résiliente pourrait ainsi être définie de la sorte : évolutive et transformable parce

qu'avant tout généreuse, pérenne et durable.

TACT ARCHITECTES

Fort de l'enjeu d'offrir une variété de situations habitées sur ce site en s'inscrivant dans la pente,

ce projet organise les différents logements le long d'une traversée reliant le bourg à la vallée : variée, multiple et appropriable de manières diverses, elle devient placette à plusieurs endroits, mais aussi porches, lorsqu'elle traverse le bâti existant, seuils lorsqu'elle jouxte les logements.

Ce cheminement qui s'installe au plus proche de la topographie, articule différentes séquences, pensées au travers des trajets quotidiens, depuis la rue jusqu'à sa maison.

L'écriture architecturale réinterprète des volumétries traditionnelles tout en assumant une forte contemporanéité, notamment par les relations d'emplacement des ensembles les uns par rapport aux autres, mais aussi par le traitement des ouvertures, l'assemblage des matérialités, la

qualification des espaces extérieurs, la place du végétal, des murets et des emmarchements.

Sur ce site, il y avait une école, des bâtiments devenus vides et peu à peu la nature qui reprend le dessus. Le végétal grimpe sur les murs de pierre et transperce le bitume de la cour d'entrée. Pour autant les corps des bâtiments principaux sont solidement implantés dans la première partie du site.

Au nord, la nature a plus amplement repris ses droits laissant encore apparaître ça et là quelques traces de murets de soubassements.

La découverte et l'arpentage de ce site exceptionnel, sur lequel des bâtiments sont déjà ancrés, nous a convaincu de proposer un parti conceptuel qui assume le maintien et la reconversion des bâtiments existants d'une part et le respect de la topographie d'autre part. Il s'agit notamment de tirer parti des qualités intrinsèques de ce lieu, de valoriser un patrimoine ordinaire et d'assumer une posture de sobriété et de résilience résolument axée sur le réemploi des constructions existantes. Ce site a une histoire riche, et ce projet de 23 Logements la poursuit.

Nous nous sommes ici appliqués à développer, à partir d'un travail de relevé des existants, une

réflexion sur l'implantation des logements les uns par rapport aux autres, attentifs à ce que peut revêtir l'intimité d'un chez soi. Dans cette perspective, notre démarche de conception pour ce site a été, à partir de la ressource bâtie, de travailler les« vides »,de jouer sur les interstices, les espaces intermédiaires, pour mettre en valeur et définir des connexions réciproques entre les éléments déjà existants et ceux nouvellement créés.

Les espaces intérieurs et extérieurs sont travaillés avec la même attention et le même soin. Ainsi le dessin des clôtures, le calepinage des sols extérieurs et un travail attentif de composition végétale, véritable matériau du projet, viennent compléter les dispositifs de filtres mis en place par la composition du plan tout en qualifiant chacun des espaces extérieurs.

Travailler sur l'habiter, le penser, le concevoir, nous mène sur de multiples territoires qui interrogent nos conditions concrètes d'existence, nos modes de vie, notre ancrage au monde à la fois dans l'espace et dans le temps. C'est en expérimentant le réel, en arpentant, en réapprenant à observer et à vivre les espaces que nos propositions doivent parvenir à inventer de nouvelles solutions pour donner un cadre à l'habiter, à penser l'espace où les existences se jouent et se croisent.

L'habitat n'est pas une histoire de rangement et de rationalisation, il ne devrait pas être non plus une histoire d'investissement ou de placement. L'habitat ne se limite pas au fait de se loger, il illustre nos préoccupations sociétales, nos désirs, nos modes d'appropriations, il est le support de nos modes de relations concitoyennes.

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