Osmoz

44 logements passifs

Orvault, Loire Atlantique

2015

GUINÉE*POTIN ARCHITECTES

“En effet, ce n’est pas seulement en tant qu’être vivant que nous avons besoin d’une certaine qualité environnementale, mais aussi en tant qu’être sociaux car le lien social se défait quand l’environnement n’a plus de sens.”

Augustin Berque,

problématique du territoire ambiant.

Les mouvements du XXème siècle, et notamment en architecture, ont coupé l’homme de son milieu ambiant, de son territoire. Ce que nous essayons de renouer, en tant qu’architectes et en toute humilité, c’est le lien entre

l’architecture et le territoire. La crise actuelle, économique, sociale et écologique, est le paroxysme de la vision de la modernité, telle qu’elle a été conçue au 20ème siècle.

Une architecture résiliente est une architecture qui retisse des liens avec le contexte et avec le territoire. L’identité de notre agence repose sur la relation entre architecture et contexte.

Pour nous, ce lien passe par un travail sur la matière, parce qu’il est indissociable du rapport entre architecture et paysage.

 

GUINÉE*POTIN ARCHITECTES

Orienté plein Sud, entre ruisseau, bocage et vallon, le site de l’îlot VD2

(ZAC du vallon des Garettes à Orvault) 

se positionne tel un “balcon“ s’ouvrant sur une vue dégagée et verte, ce qui constitue un belvédère Nord/Sud.

 

La volonté de l’aménageur et de l’urbaniste, dès la phase concours,

est de positionner le projet sur de hautes qualités environnementales

et de l’inscrire dans une labellisation PassivHaus.

Le projet privilégie dès lors une approche bioclimatique :

* Une structure mixte béton et ossature bois est privilégiée conférant au bâtiment l’inertie nécessaire à toute construction pour emmagasiner la chaleur et la redistribuer

* Une double isolation par l’extérieur et par l’intérieur est prévue, avec traitement des ponts thermiques

* Recherche d’une compacité et d’une transversalité de la volumétrie des logements, ventilation double flux

récupérant la chaleur interne

* Les coursives et balcons sont en structure bois et métal, désolidarisés de la structure primaire des bâtis. 

 « L’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas ».

C’est par cette citation devenue maxime, que Vincent Braire, ingénieur chez Pouget Consultants démarrait systématiquement les réunions.

 

Une résidence passive est un logement pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage : elle peut en effet se contenter des apports solaires, de l’énergie dégagée par les occupants et les appareils domestiques et d’une bonne isolation.

Le projet de logements collectifs au Vallon des Garettes est donc résilient car il vise une autonomie énergétique pour TOUS les logements (et non que partiellement) afin de démontrer qu’il est possible, à grande échelle, sur 44 logements, de rester frugaux et de consommer mieux.

Les exigences « induites » par l’objectif ‘PassivHaus’ sont nombreuses : coût maitrisé, détail de conception, travail collaboratif en amont avec tous les acteurs du projet, etc…Ces objectifs peuvent parfois entrer en ‘conflit’ avec les prescriptions urbaines (l’urbaniste souhaitant par exemple une fragmentation des volumes des logements assez prononcées).

Il a donc fallu dialoguer, argumenter, faire comprendre à tous les acteurs du projet que l’objectif de « ne pas » ou « moins » consommer nécessitait une approche conceptuelle différente des prises de décisions pyramidales habituelles. Ainsi, les compétences spécifiques de Pouget Consultants, bureau d’étude thermique et environnemental, pionnier en France sur les questions d’autonomie énergétique étaient indispensables au projet.

Le projet composé de 41 logements collectifs allant du T2 au T5 répartis en deux bâtiments, et 3 maisons individuelles, privilégie les notions d’appropriation et de résidence.

Ainsi, on retrouve les qualités de la maison individuelle par des accès individualisés pour le maximum de logements, et par des extensions des espaces intérieurs vers l’extérieur pour chaque logement : jardin privatif ou terrasse (surface moyenne de 40mÇ).

Aussi, le projet propose de ré-introduire des notions, comme le fait d’arpenter une ruelle, d’emprunter un chemin en pente douce, de cheminer le long d’une noue, de franchir une passerelle, de surplomber un autre lieu, pour se rendre chez soi.

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