Réparer, requalifier le territoire

Inexorablement les aires urbaines se diluent à l’échelle du grand territoire.

Multiplication des mobilités automobiles, diffusion bâtie étale et sans densité, artificialisation

des sols…

Cette consommation foncière « facile » s’oppose au circuit court de la reconstruction de « la ville sur

la ville » et génère friches et impensés urbains.

Dans une nouvelle économie du sol, le renouvellement des activités humaines s’opère dans la limite

de l’enveloppe urbaine. 

Cette ville auto-réparatrice se recompose intra-muros.

Elle associe l’intensification des usages, la mobilité partagée et une densité bâtie raisonnée. 

Par l’inscription en milieu citadin des continuités écologiques ou autres « forêts urbaines »,

la biodiversité (ré)instaure le contact permanent de l’homme et de la nature, dans un rapport vital

de santé et de bien-être. 

 

Comment recycler les espaces urbains ? 

Quelles alternatives aux zones pavillonnaires ?

Quelle place pour la nature dans la ville, dans le construit ? 

Comment réactiver de nouvelles sociabilités ? 

Mairie - Médiathèque Claire Bretécher 

Le Cellier, Loire Atlantique 

2014

ARCHITECTURE BLANCHARD MARSAULT PONDEVIE 

Pour nous, l'architecture résiliente correspond

à un engagement à mener une réflexion poussée

sur l'acte de construire et d'aménager, à donner

toujours plus de sens à notre pratique d'architecte,

à être plus vertueux quant à l'impact de nos projets sur l'environnement et à leur intérêt social :

Être pertinents en termes de préservation du foncier, d'imperméabilisation des sols, mener une approche bioclimatique, avoir recours à des matériaux biosourcés et concevoir des projets passifs ;

 

Réfléchir à la mutualisation et l'évolutivité des espaces, créer des mètres carrés utiles ; 

Questionner/requestionner sans arrêt nos propositions à différentes échelles de réflexions pour produire une architecture sur-mesure qui ait du sens.

ARCHITECTURE BLANCHARD MARSAULT PONDEVIE 

Inscrite le long du nouveau mail central du Cellier, la Mairie et Médiathèque s'organise de part et d'autre d'un parvis, laissant découvrir aux usagers, à travers le hall d'entrée et la salle d'animation de belles échappées vers un parc et un plan d'eau.

Pour ne pas perturber cet environnement diffus, la construction, basse, s'allonge dans le paysage.

 

Au milieu des arbres, une sur-hauteur correspondant à la salle de consultation de la médiathèque vient terminer la composition architecturale, tout en affirmant la présence de cet équipement public majeur dans la ville.

Des façades entièrement en bois, se fondent dans cette « nature urbaine », facilitant l'intégration de ce projet passif, qui affiche son respect pour l'environnement.

 

La mutualisation des usages et

la polyvalence des espaces ont permis de créer un lieu animé favorisant le lien social et l'ouverture sur la culture.

Ce projet de Mairie et Médiathèque, en bois, a eu pour volonté de traduire et concilier des enjeux forts de notre époque :

→ la mutualisation des espaces et l'optimisation des mètres carrés construits,

→ le mélange des publics de nature à encourager l'accès à la lecture, aux expositions et aux diverses animations,

→ l'insertion en douceur dans un tissu urbain de type pavillonnaire et la création d'un lieu public de centralité dans une commune étendue,

→ l'ouverture sur le paysage et sa mise en valeur à travers la création d'un parc autour d'un plan d'eau,

→ la réalisation d'un bâtiment très économe thermiquement, de niveau passif (réferentiel PassivHaus sans certification),

→ le recours à des matériaux biosourcés, principalement le bois, présent dans l'ossature, le bardage, les menuiseries extérieures et les finitions intérieures,

→ la conception bioclimatique : 

-compacité du bâti pour limiter les déperditions,

-façade nord peut vitrée et protégée des vents par des arbres persistants

-éclairage naturel important lié à une maîtrise des apports solaires (pare-soleil verticaux adaptés aux orientations).

-stockage des eaux de pluie…

le Cellier . plan de situation . échelle 1/5 000

Construction d'une mairie et d'une médiathèque

Date de conception 2011

Date de réception du chantier Juin 2014

Date de mise en service Septembre 2014

Montant des travaux HT  2 474 000  € HT

Surface de plancher  1 311 m2

Architecte mandataire Architecture BLANCHARD MARSAULT PONDEVIE

Maître d'ouvrage Commune du Cellier

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